Plus de 260 millions de personnes achètent chez Wal-Mart chaque semaine. 8% de chaque dollar d’un américain est investi dans une dépense chez Wal-Mart. Et 90% des citoyens US vivent dans un rayon de moins de 20 km d’un magasin.
Une entreprise de taille, qui peut nous donner des informations précieuses au niveau de la consommation des ménages.
Le problème, c’est que souvent la plupart des économistes vivent aujourd’hui dans une bulle. Ils sont déconnectés de la réalité. Le gouvernement a tendance également à manipuler les chiffres, notamment ceux de l’emploi et de l’inflation.
Se référer aux résultats de Wal-Mart peut être une alternative plus crédible pour jauger de la situation globale.
La value des actions de la société a enregistré une hausse considérable, avec le rebond le plus important depuis 3 décennies. Ce tableau idyllique est plombé par des nouvelles négatives et des gains qui pourraient baisser jusqu’à 12%.

Wal-Mart a également deux objectifs anticipés par les diverses estimations, au niveau des recettes et du bénéfice par action. Le BPA a diminué par intervalles réguliers de 7.5%.

Le groupe a été aussi victime du dollar fort. Or, la méfiance et la crainte croissante qui animent les investisseurs en raison du scénario probable de récession imminent, vont d’avantage donner à l’or le rôle de valeur refuge.
La perte de pouvoir d’achat des ménages devrait continuer d’affecter Wal-Mart. Les recettes devraient baisser de l’ordre de 3 à 4%. Dans le même temps, les dépenses devraient grimper en flèche, avec des marges opérationnelles toujours plus rognées.
La politique de la direction de réduire le temps de travail mais d’augmenter les salaires va se révéler contre productive, car les deux mécanismes s’annihilent.
Il y a deux ans de cela, Forbes a rapporté que Wal-Mart coûte à l’ensemble des contribuables américains la bagatelle de 6,2 milliards $ d'aide publique pour soutenir ses employés chaque année.
Cela représente un million de $ par enseigne.
Pour aggraver les choses, Wal-Mart ferme près de 270 magasins, ce qui va toucher durement les économies locales. On dénombre 154 de ces magasins qui vont cesser leur activité, en Amérique du Nord.
Un bien mauvais présage !
En conclusion, si même de grosses valorisations telles que Wal-Mart se retrouvent en difficulté, c’est que quelque chose ne tourne plus rond. Tous les voyants passent à l’orange foncé et la nervosité des investisseurs est de plus en plus palpable. Le VIX confirme que la volatilité risque de reprendre puisqu’il s’inscrit sur un nouveau fond de trend haussier, comme ont peut le voir ci-dessous.

La frontière entre crise cyclique et récession est devenue très mince. Il apparaît primordial de sécuriser en priorité son patrimoine dans la période incertaine que nous traversons. Cédric Froment propose un portefeuille anticrise qui limite les risques, notamment ceux liés à un gros marché baissier. La mauvaise passe de sociétés comme Wal-Mart doit sérieusement nous mettre la puce à l’oreille.
William Finck