Et il n’est pas le seul à partager ce point de vue ! Jeffrey Gundlach, le co-fondateur de Doubleline Capital estime les probabilités d’une récession à 33%. L’agence de notation Standard & Poors a déclaré récemment dans un rapport que les perspectives sont encore pires pour les sociétés emprunteuses, que depuis la crise financière mondiale de 2008.

Ces anticipations sont nuancées par des propos de responsables de la FED qui voient une remontée des taux d’intérêts et une légère baisse du chômage. L’analyse de Martin Fridson sur les junk bonds se base sur les données de Bank of America, qui publie des relevés mensuels depuis 1986.
On constate un spread de 5.6 en septembre 2015, 6.6 début 2016. 7.39 points envisagés pour milieu de l’année.
22% de défauts possibles
Les analystes de Citygroup, ont souligné que le niveau du spread sur l'indice High Yield Markit CDX aux Etats-Unis a décollé.
La spéculation des entreprises ou des acteurs économiques est un indicateur inquiétant. Avec une récession ou un contexte profondément déflationniste, cela se traduit par environ 22% de risque de défaut dans les cinq prochaines années.
Bien que pour de nombreux experts, les envolées de spread entre les obligs haut rendement et les bons du Trésor sont souvent précurseurs de forts ralentissements, ils ne sont pas toujours synonyme d’une situation de faillite généralisée. Le marché peut très bien exagérer le risque de récession à court terme. Dans ce scénario, les obligations à haut rendement se présentent comme d’excellentes opportunités, surtout dans le contexte d'absence généralisé de rendement des actifs.
Cependant, la chute des prix des matières inquiètent les spécialistes. Le cours du baril est à son plus bas depuis 7 ans, et la baisse risque de continuer plombant l’économie de plus belle. Avec ce facteur, le risque de récession augmenterait significativement de 20%.