
Les politiques de gauche auraient-ils compris que la compétitivité économique exige un allégement de la taxation s’appliquant aux PME ?
Ne nous enflammons pas, car en réalité cette mesure symbolique aura un effet limité. Mais alors, quelles sont les raisons qui poussent le gouvernement à agir ainsi ?
La réponse tient en deux mots, « harmonisation européenne ». Le Brexit a ravivé les vieux rêves de cohésion européenne.
Au niveau de la TVA, il était prévu depuis longtemps de lisser les taux afin qu’il n’existe plus d’écarts importants entre les diverses zones économiques. Dans la pratique, c’est une autre histoire. Et même si un resserrement de ces écarts a déjà été opéré, le différentiel reste encore conséquent pour certains pays.

De 33.3% à 28%, un geste modeste !
François Hollande et son ministère des finances veulent désormais s’attaquer à l’IS sous couvert de convergence européenne. Le constat est plus que risible.
Si la France espère un jour retrouver sa compétitivité, ce n’est pas de 5 points qu’il faudrait baisser l’impôt sur les sociétés mais d’au moins 13 points.
En outre, les énarques socialos cocos oublient l’ensemble des autres charges qui pénalisent les entreprises. Quand une société va bien, une baisse de l’IS a un impact réel sur l’activité de celle-ci. Malheureusement, ce n’est pas le cas de toutes les entreprises qui enregistrent de faibles bénéfices ou qui sont en difficulté. Et dieu sait que leur nombre explose au fil des années !
Diminuer les charges sociales donnera un coup de pouce beaucoup plus efficace à la majorité des entrepreneurs français.
Ceci-dit, ne blâmons pas les socialistes. Par souci électoral, ils daignent prendre des pseudos mesures. Evidemment ces initiatives seront insuffisantes, surtout avec les perspectives de croissance quasi nulle qui se présagent à l’horizon.
Les nuages noirs s’amoncellent au dessus de l’économie française. Bercy réagit trop tard, de manière trop fébrile. Il ne faut donc pas s’attendre à un redécollage de l’activité économique, immédiat et significatif, et cela avant des lustres.
William Finck