La FED a abandonné sa politique accommodante. Les QE ont pris fin, il y a plus d’un an. Les investisseurs ne disposent pas du même soutien de la FED. En outre, l'incertitude est plus élevée. La volatilité s’est resserrée récemment sur les marchés.
Les bénéfices trimestriels des sociétés américaines sont en chute libre. Un rapport paru la semaine dernière, fait état que 58 entreprises du S & P 500 sont dans une dynamique négative au niveau de leur résultat. Les secteurs pétroliers et des matières premières ne sont pas les seuls à être touchés par ces moribondes anticipations. Les valorisations des services publics, industriels, financiers, et technologiques ont été aussi affectées. La baisse des bénéfices sur 12 mois glissants s’établit à environ 48%.

La confiance dans les petites entreprises est à un niveau nettement plus bas qu’il y a deux ans aux Etats-Unis.

La confiance des consommateurs américains s’est également effondrée depuis la chute des cours du baril.

On assiste à un franc ralentissement de la croissance économique américaine. La progression du PIB de +0.5% enregistrée au premier trimestre 2016 a été la plus faible que l’on a connu sur 2 ans.

Les investisseurs se positionnent en masse sur les marchés obligataires publics. Courant avril, 22.8 milliards $ sont allés dans des fonds obligations, 5.9 milliards $ dans des fonds obligations municipaux.
Les risques géopolitiques. L’incertitude planante autour du Brexit génère un climat d’instabilité. Les marchés émergents souffrent, le Brésil est étouffé dans une récession terrible. L’économie russe est pénalisée par un prix du pétrole très bas et des sanctions à son égard. Un tel environnement macroéconomique est source de fortes tensions.

Conclusion : Les données économiques et boursières ci-dessus doivent nous alerter sur la manifestation brutale d'un marché baissier. La plus haute vigilance est de mise. Prenons toutes les précautions possibles, pendant qu’il est encore temps !
William Finck