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Comment les riches sortaient leur argent encore tout récemment de France avant que les douaniers réagissent

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Imaginiez que vous disposez d'un capital de 600 000 euros en liquide que vous voulez transférer de France jusqu'à Guernesey dans l'optique de diminuer l'ISF.

Quelle solution s'offrait à vous ?

Le procédé est simple.

Les riches contribuables contactaient des sociétés d'aviation civile privées par le biais du web. Ils expliquaient qu'ils souhaitaient faire un petit voyage un peu spécial, lors de l'entretien préliminaire. Un prix était fixé et un itinéraire était réalisé sur mesure.

Dans le documentaire publié sur l'émission Capital de M6, on apprend que le plus grand aéroclub de l'évasion fiscale en France a été celui de Cergy Pontoise, de 2012 à 2013. A l'heure de restrictions budgétaires, l'état français a tout bonnement supprimé les postes douaniers. Résultat, contrôle inexistant des bagages ! Voire pire, à cet époque les vols n'étaient pas surveillés !

Ce qui a permis à beaucoup d'avions d'effectuer des voyages vers des destinations exotiques, notamment les Bahamas et les iles Caïmans. Au total, on estimerait que des centaines de millions d'euros se seraient évaporé en l'espace d'un an. Fin 2013, la supercherie découverte, les douaniers ont repris leur service.

Mais revenons à nos moutons, la petite compagnie aérienne d'affaires !

Après la définition des étapes du voyage, le parcours, voici un exemple de prix que payaient ces contribuables : 6,500 dollars, soit environ 5000 euros.

Départ de l'aéroclub de Nice pour se rendre à celui de Dinan. Avantage, personne n'est soumis à aucun contrôle car l'avion emprunte un vol national. L'escale à Dinan se justifie pour un ravitaillement ! Ce petit aéroclub de Dinan est géré sommairement. Seulement 2 fonctionnaires douaniers contrôlent les passeports, ils ne fouillent même pas l'avion. Après Dinan, les contribuables pouvaient désormais remonter sans crainte dans le jet, l'esprit tranquille direction Guernesey.

A Guernesey, rebelote atterrisage à l'aéroclub. Et là, pas de mauvaise surprise, il n'y a pas de sécurité, pas d'agents douaniers. A la place, il y a juste en guise d'accueil seulement un escalier étroit. Après l'avoir franchi, les fuyards de l'ISF pénètraient dans un hall, une sorte de bar avec des billards et des tables en bois massif. Ils le traversaient, une fois la porte ouverte, bingo la voie était libre !

Direction le bureau d'un heureux banquier ravi d'ouvrir un compte bancaire d'une taille conséquente.

William Finck
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