Tenez, prenez la dernière vidéo du Monde sur le sujet. C’est une de ces petites vidéos dont l’organe de presse se fend régulièrement, avec ce petit côté propagandiste léger comme un loukoum plongé dans un baril d’huile de vidange, qui donne tout son sens aux subventions versées par millions pour compenser le manque chronique de lectorat. On se rappelle en effet d’une précédente édition qui tentait de nous présenter l’économie de la Culture et qui se transformait en ouragan de facepalms dévastateurs.

Et quand je dis qu’il ne s’écoule pas une minute sans une contre-vérité navrante, il suffit d’écouter les 10 premières secondes pour s’en rendre compte, puisque la vidéo commence son voyage inter-sidérant par, je cite :
« 97% des scientifiques travaillant sur le changement climatique estiment que la Terre se réchauffe en raison des activités humaines. »

Bien évidemment, le reste de la vidéo est à l’avenant. Il serait longuet de revenir sur toutes les torsions de faits qu’elle rassemble, mais on doit cependant évoquer, au moins en passant, l’effet de serre, phénomène physique qu’elle décrit avec aplomb… alors que c’est, comme beaucoup de phénomènes physiques complexes liés au climat, encore un domaine largement ouvert au débat. Il est dès lors atterrant de constater que la vidéo, comme tout le discours écologique actuel, passe toute prétention de scientificité par la fenêtre et ne se concentre plus que sur le seul CO
Et c’est vers la quarantième seconde de purée vidéographique rigolote qu’on apprend, au sujet de l’effet de serre, que « c’est justement cette mécanique que l’Homme a déréglée ». Moui, bon sauf que justement, alors même que le reste est ouvert à débat, l’affirmation que l’Humanité aurait déréglé quelque chose est elle-même le point principal de la controverse. Ici, pour Foucart et sa brochette d’intermittents de la science, « Science is settled« , et il n’y a donc pas besoin d’y revenir : déforestation (maispourquoi la Terre reverdit-elle, alors ?) et agriculture intensive sont des causes évidentes, point, n’en parlons plus.
Dès lors, le reste est du velours. Partant de la certitude que l’effet de serre fonctionne bien comme la vidéo le croit, partant du principe que le CO2 est le principal coupable, partant de l’idée affirmée avec force que l’Homme est responsable, on peut sans sourciller balancer, entre deux rots qu’on pourra faire passer pour une vérité scientifique :
« Ces gaz à effet de serre s’accumulent et atteignent des niveaux record »Drôle de record, parce que selon les études géologiques longues, les taux observés actuellement sont franchement pépères. Pour mémoire, si nous atteignons actuellement 400 parties par million de CO2 dans notre atmosphère, l’activité proutogène (ou industrielle, allez savoir) des dinosaures du Crétacé (1700 ppm) ou du Jurassique (1950 ppm) devrait rétrospectivement nous terrifier, ou, plus logiquement, nous rassurer : nous avons encore de la marge, et compte tenu de la santé pétulante des dinosaures de l’époque, on peut raisonnablement admettre que même en multipliant la quantité de CO2 dans l’atmosphère par deux ou trois, on resterait très sage par rapport à nos lointains ancêtres.



Ce n’est malheureusement pas la seule conséquence de tout ce méchant CO2 rejeté dans l’air : à ces températures subitement élevées, il faudra ajouter la montée irrémédiable des océans à cause de la fonte … des banquises (diable, même les banquises sont mises à contribution dans ce foutoir !), des glaciers et des calottes polaires, ce qui est évidemment une catastrophe parce que tout le monde sait que le froid et l’eau gelée, c’est bien plus agréable à la vie comme en atteste la faune et la flore luxuriante des pôles. Mais bon, d’un autre côté, rassurez-vous : si le niveau des océans monte (peut-être), en tout cas, il ne le fait pas autour des îles. Ouf. C’est déjà ça. Ça explique sans doute l’absence joyeuse de millions de réfugiés climatiques pourtant garantis sur facture par l’ONU au début du siècle.

Après presque quatre minutes de navrantes affirmations du même acabit douteux, la vidéo rend les armes sur un avenir sombre dépeuplé des espèces animales, marines ou non, détruites par cette méchante humanité qui pollue à coup de CO2. Et alors que le Président vient d’engouffrer un milliard virtuel dans une lutte climatique de plus en plus absurde, Le Monde, phare moderne de la pensée francophone, continue son devoir messianique de propagande climato-alarmiste en proposant ce genre de vidéos.
Joie ! L’argent du contribuable a été bien dépensé et les subventions continueront donc à tomber.
