Il suffira par exemple d’aller voir l’article consacré au libéralisme pour y trouver une description du « néo-libéralisme » qui chatouille un peu. Ainsi, pour les rédacteurs, il semble que, je cite,
Le libéralisme demeure ainsi une coquille idéologique devenue pratiquement vide, plus que jamais opposée au socialisme, qui d’ailleurs tend à devenir aussi inconsistant et protéiforme que son ennemi. Aucun penseur depuis Keynes n’a tenté de proposer une nouvelle définition du libéralisme : le libéralisme est à la fois une référence polémique et un autre nom pour désigner le capitalisme réel triomphant.


Que nenni. Si l’on regarde d’autres articles emblématiques, on comprend que le tableau général est du même tonneau : la présentation du Chili (notamment la période Allende puis Pinochet) par l’Encyclopédie fera rire toute personne qui se sera un minimum renseignée, par exemple en lisant ces deux articles (ici et là) de Contrepoints ; et si l’on m’objectera à raison que Contrepoints est un quotidienouvertement libéral, je répondrais qu’au moins ne s’en cache-t-il pas, au contraire de Larousse qui fait ici dans le crypto-socialisme honteux …
… Quand elle ne raconte tout simplement pas des bêtises énormes. On découvre ainsi qu’à l’article sur Friedrich Von Hayek, l’économiste nobélisé aurait été un des principaux défenseurs des monétaristes. Après la perte d’une ou deux systoles, une relecture calme d’un article correct sur Hayek, dans Wikiberal par exemple, permet de comprendre que le principal défenseur des monétaristes est plutôt Friedman (le père, Milton, pas le fils).
Larousse nous propose donc ici de jolies tranches de n’importe quoi et de propagande.
De nos jours, en France, doit-on encore s’en étonner ?
