Parallèlement, en discutant autour de moi, je me suis rendu compte que la plupart d’entre nous ne sommes pas d'accord avec les mesures imposées mais qu’on souhaiterait que qqn porte le combat pour nous.
Le point commun entre la situation des rats et la nôtre ? L’égoïsme/l'individualisme. Cette réflexion rejoint d’ailleurs la video que Loic avait réalisée où il abordait le cycle de Tytler :

Selon ce cyle, l'égoïsme est le premier pas du passage de l’abondance à la servitude. Il indique également que l’esprit du collectif ne revient que par l’expérience de la souffrance collective lors de la phase de servitude, probablement par l’expérience de la compassion (du latin : cum patior, « je souffre avec » et du grec συμ πἀθεια, sym patheia). La servitude aurait donc besoin d'un ennemi commun et d'un levier de motivation pour exister.
On retrouve d'ailleurs cela dans la religion catholique avec une lutte contre un ennemi invincible, invisible et éternel (« délivre-nous du mal ») et en utilisant comme motivation le levier de notre culpabilité inconsciente d’exister càd le fait de nous désigner coupables par le simple fait d'exister (« nous, pauvres pêcheurs »). A ce sujet, Freud avait d’ailleurs écrit :
« l'obstacle d'une culpabilité inconsciente... comme le plus puissant de tous les obstacles qui mènent vers la voie de la guérison. » Sigmund Freud, On Metapsychology (PFL 11)p. 390-1.
Au XXème siècle, la prospérité et l’abondance matérielle en occident avait fini par nous libérer du joug de la religion. Mais cette abondance portait en elle le germe de l’égoïsme et du matérialisme de nos sociétés dites modernes. Il est assez surprenant de voir à quelle vitesse nous repassons de l'abondance à la servitude, comme si nous ne nous laissions pas le droit de profiter des fruits de tout ce travail ! Le chemin vers l'abondance est long et progressif et le retour à la servitude semble rapide et brutal à l'image des phases de marché croissance/krach.
Aujourd'hui, on dirait qu'une nouvelle religion émerge avec :
- comme nouvel ennemi invincible, invisible et éternel : le méchant virus qui mute en étant toujours plus mortel
et
- la réactivation de notre culpabilité inconsciente d’exister à travers le CO2 qu’on émet en respirant (à quand la taxe CO2 sur les salles de sport, grand lieu de production de CO2?)
Les gars du marketing ont dit que ce serait bien de l’appeler la religion verte - toute illusion à la couleur d’un passeport ne serait que pure coïncidence…
La vraie question semblerait donc de savoir si et comment il est possible de sortir de ce cercle ? Quand nous aimerons-nous assez pour accepter l'abondance et la liberté au point d'y démeurer sans resombrer dans l'individualité? Et si c'était justement derrière cette culpabilité inconsciente que se trouvait la réponse?
En vérité, il n'y a que deux mots dans le language de l'âme : La peur et l'Amour. La peur est l'énergie qui contracte et blesse, l'Amour est l'énergie qui ouvre et guérit. Chaque pensée, parole ou action est fondée sur l'une ou l'autre émotion. Il n'y a pas d'autre choix mais tu es libre de choisir entre les deux. - Dalaï Lama