
L’actuelle cuisine d’un des deux appartements. Loin d’être le grand luxe. Mais ça peut s’arranger…

En huit jours, l’affaire a été bouclée. J’ai visité cette maison affichée à 56 000 €, osé une offre à 46 000 € et je vais signer à 45 000 €. « J’ai tenté une offre plus basse et nous avons réduit nos frais d’agence », m’a indiqué l’agent immobilier. Il faut dire que c’est la troisième affaire que je fais avec cette agence en 2014. Et qu’elle m’a ponctionné des frais sur deux places de parking (ce qui me restait en travers la gorge). De là à dire que je récupère les 1000 € des parkings, il n’y a qu’un pas que je franchis…
Je dois également avouer qu’un autre produit proposé par cette agence m’intéresse. Un local commercial loué 400 € par mois et vendu 23 000 € frais d’agence inclus. La rentabilité approcherait les 17% nets avant impôts (la taxe foncière étant prise en charge par le locataire).

L’une des deux salles de touche, très propre. L’autre me plaît beaucoup moins…
Bref, une chose à la fois. Pourquoi maintenant ? Pourquoi cette maison de ville ? D’une part parce que les taux sont extrêmement bas (sans négocier, la banque m’a parlé d’un taux de 2,7% hors assurance sur 15 ans ; je sais, on peut trouver mieux…). D’autre part parce que des appartements de plus de 80 m2 sont rares dans ce gros bourg aubois. J’ai mis une annonce sur le bon coin pour connaître la demande locative. En quelques jours, j’ai reçu des appels de personnes très intéressées, qui n’attendent qu’une chose : de visiter.
J’ai donc demandé à l’agent immobilier de pouvoir entamer des travaux et de pouvoir, le cas échéant, louer ces appartements avant la signature définitive. J’attends l’accord des vendeurs…

L’un des deux séjours. Hop, hop, on repeint en blanc, on éclaircit. Le sol est déjà suffisamment… « beurk ».
Ces biens immobiliers ne sont pas extraordinaires (pas de jardin) mais peuvent être très confortables et son très bien situés (dans le coeur du bourg). Avec un minimum de travaux, je pense pouvoir créer un coup de coeur chez les potentiels locataires. Ces appartements sont surtout grands (79 m2 pour l’un, 91 pour l’autre) et peuvent convenir à des couples avec enfant(s) ou une maman célibataire avec un ou deux enfants. L’un d’elles m’a contacté. Elle cherche un logement assez spacieux pour elle et ses deux têtes blondes. Elle toucherait 409 € de la CAF pour un loyer de… 409 €. Vous comprendrez donc la raison de mon optimisme. Enfin voilà, vous savez tout. Il va désormais falloir se bouger les fesses, trouver un artisan qui me fera les quelques travaux nécessaires et dénicher les bons locataires. Si tout se passe comme prévu, les locations des appartements me rapporteront entre 800 et 900 € par mois pour un remboursement de 370 € sur 15 ans. La taxe foncière est de 650 € pour l’ensemble du bien. De quoi être optimiste, n’est-ce pas ?
PS : vous allez peut-être me prendre pour un fou mais j’ai, un temps, imaginer louer ces deux appartements en location saisonnière. Hein, quoi, dans un bled paumé ? Oui, exactement, comme Mary, la petite Anglaise, dans son village aubois (son histoire et bien d’autres, dans mon livre, ici). Vous vous souvenez de Mary ? Je l’ai eue dernièrement au téléphone. Elle se porte comme un charme…