Et lorsqu’en 1923, faire une dictée revenait pour l’élève à écrire un paragraphe ou deux d’un auteur connu (comme Pasteur dans cet exemple-ci ou Flaubert dans celui-là), de nos jours et malgré le verbiage pontifiant des programmes, on ne s’embarrasse guère de rigueur et de méthodes. En effet, pour Michel Lussault, Président du Conseil Supérieur des Programmes,
« Une dictée, ça peut être fait en-dehors du Français. Lorsqu’un enseignant décide de faire faire de l’art plastique à ses élèves, il peut leur dicter la consigne : tu prends un pot de peinture rouge et tu dessines une maison. Et ça c’est une dictée. »
Après des mois d’échec de négociations face à une réforme des collèges au mieux bâclée, au pire foutraque, rien ne change fondamentalement. Après avoir merdé pendant quarante ans avec des pédagogies délétères, la méthode globale et un déni complet dans l’observation des dégâts causés, la ministre de l’Éducation tente l’effet d’annonce pour camoufler des programmes toujours plus verbeux et dilatoires. Après avoir bousillé le bac, nos fiers socialistes entendent donc fusiller aussi nos facs.
Forcément, tout ça va bien se passer.