Jusque dans les années 80, le sexisme était cette très mauvaise habitude du gros lourd à considérer qu’une tâche ne pouvait être réalisée que par un homme, ou que par une femme, ou que certaines attitudes et certains comportements ne pouvaient être autorisés que pour un sexe précis, et que tout manquement devait être critiqué le plus vocalement possible. Lutter contre le sexisme équivalait assez bien à réclamer une égalité de droit entre hommes et femmes et à lutter contre les momies desséchées de siècles dépassés, les machos ridicules, les homoncules aux frustrations ou aux problèmes psychologiques évidents, et contre certaines habitudes que la société cautionnait de moins en moins.
Depuis, les choses ont bien changé.
L’égalité en droit des hommes et des femmes étant acquise par les textes de loi, la constitution et les mœurs de la très grande majorité, le combat contre le sexisme s’essouffle un peu et se cantonne souvent à hurler contre des inégalités, notamment salariales, là où, après analyse, la parité régne pourtant déjà.
Cependant, en France, la lutte continue de plus belle. Et avec l’arrivée au pouvoir du Socialisme Officiel, une oreille attentive a été trouvée pour tous les nouveaux problèmes que peut bien poser une société qu’on a décidée résolument sexiste.
Maintenant, pour bien prouver le sexisme, voire la méchante domination patriarcale qui le sous-tend, quoi de mieux que tendre quelques pièges ? Par exemple, on pourra essayer de choper l’une ou l’autre célébrité de l’Open Source (Linus Torvalds, par exemple) en flagrant délit d’agression sexuelle, et peu importe si la situation et l’allégation sont montés de toute pièce : le but n’est pas l’observation objective des faits, mais la dénonciation musclée d’une abominable inégalité, véritable agression
D’autre part, l’État finance ainsi des recherches, des actions et des collectifs dont le résultat permet de justifier plus de dépenses de l’État : ici, on décrète un problème (la ville est sexiste, la ville durable l’est encore plus, les jeux vidéos seraient sexistes, la communication encore plus) en multipliant les exemples plus ou moins habiles pour le confirmer, puis, pour le résoudre, on en appelle à un changement ou une remise en question qui nécessitera évidemment l’implication de tous qui ne s’obtiendra au final que par l’État.
Vous aviez goûté au combat anti-racisme ? Vous aviez aimé la lutte contre les pollueurs ? Vous adorerez la lutte contre ce sexisme niché partout, tout le temps.