Les boulets de charbon à peine déversés sur la chaussée présidentielle, la mécanique gouvernementale se met en marche. Et qui mieux qu’un petit Zébulon à ressort pour faire partir les choses en sucette ? Vous l’avez compris, Arnaud Montebourg est immédiatement monté au créneau. Et devant la complexité du message écologique, il a évidemment trouvé les mots qui apaisent.



Et, on l’a vu, le diesel, le charbon, tout ça, c’est cracra. Bref, tout ceci n’est pas simple.
Arnaud doit donc composer pour trouver un juste milieu entre ces différentes parties prenantes, d’un côté les écolos, de l’autre la Commission, du troisième lui et l’économie française qui aurait bien besoin d’un petit coup de fouet. Il s’agit d’un chemin étroit, dans lequel la diplomatie et un discours calibré au micromètre jouent un rôle essentiel, où la finesse de navigation pour ne choquer personne doit s’apprécier au millimètre près, bref, Arnaud va devoir faire dans l’orfèvrerie de précision.
Il décide donc de ressusciter la Compagnie Nationale des Mines de France.


On sait déjà qu’en confiant à une entreprise publique le forage du sol national pour trouver du gaz, on est assuré d’un succès retentissant : entre le capitalisme de connivence, les petits arrangements entre copains et coquins, les marchés discrets entre politiciens et écolos du crus, les turbo-facturations et les mallettes de billets, on peut déjà parier sur un détournement massif de fonds publics pour une petite frange de population qui saura se placer dans le flot d’argent gratuit que l’initiative Montebourg va déclencher. Et il ne pourra pas se défiler, c’est bien lui qui est à l’origine de la manœuvre :
« Avec l’appui du président de la République, j’ai organisé la renaissance d’une compagnie nationale des mines pour prospecter et exploiter d’abord notre sous-sol – tout en respectant les aspirations environnementales de nos concitoyens. »

« Nous explorerons aussi le sous-sol d’autres pays. Les pays d’Afrique francophone, notamment, aimeraient travailler avec nous plutôt que d’avoir affaire à des multinationales étrangères. »Je veux mon neveu qu’ils préfèrent travailler avec nous (entendez : l’État français) plutôt qu’avec des multinationales privées ! Le niveau de corruptibilité n’est pas le même, et les montants qu’on peut détourner sont sans commune mesure ! Et quel bonheur pour le frétillant ministre de déclarer que telle mine de Lithium dans un pays lointain produit ainsi des batteries « made in France », même si c’est au prix de l’appauvrissement des Français en général, des populations locales et l’enrichissement inouï d’une petite coterie de copains de Montebourg dont il est souvent l’idiot utile !
Françaises, Français, réjouissez-vous : avec Arnaud, les mines rouvrent, et avec elles, les robinets d’argent gratuit de la République.