
Et c’est bien de gloubiboulga idéologique qu’il s’agit ici. Il suffit pour s’en convaincre de lire le « programme » (patchwork politique confus serait plus exact) qu’elle nous propose dans le cadre des prochaines élections municipales.
En sept points serrés comme un café de Jules Dupond (avant, c’était Clooney, mais l’UMP n’a plus les moyens), l’égérie de la drouate parisienne nous donne un brillant aperçu de la mélasse festive et citoyenne qu’elle entend nous vendre dans les prochains mois : c’est un habile mélange de mesures typiquement de la droite franchouille (c’est à dire faussement sécuritaires, conservatrice version pastel et rassurante couleur sépia) et d’autres facilement lisibles dans un programme de la gauche décontractée du socialisme d’un autre siècle (à base de vivre-ensemble en baril familial).






Vous me direz que je suis mauvaise langue : il doit bien exister quelques points positifs dans le fatras de trucs déconnectés de la réalité que propose l’élue aux dents longues. Et je vous réponds « oui, en effet » : une certaine forme de libéralisation des horaires des magasins, en passant par un bidouillage des zones de consommation exceptionnelle, la bonne idée d’étendre les plages horaires des crèches, de faciliter l’accès aux mairies et de simplifier certaines démarches. Bref, des choses qui ne coûtent essentiellement qu’un peu de paperasserie et de détermination politique. C’est toujours ça de pris.
Mais je ne crois pas me tromper en disant qu’on trouvera sans doute une ou deux bonnes propositions dans le fatras de la candidate de l’ « opposition », une certaine Hidalgo dont le socialisme assumé sans la moindre honte annonce cependant de façon limpide qu’il n’y a rien de mieux à attendre de sa part. Bref : fatras pour fatras, les deux candidates se valent.
Un défi restera à relever pour NKM : alors qu’on se doute fort bien qu’Hidalgo, en socialiste habituelle, tabassera les Parisiens dans une pluie de taxations diverses et une fiscalité vitaminée, l’élue de droite espère sérieusement appâter le chaland avec un plan d’économie d’un milliard de brouzoufs et une diminution de la pression fiscale. Sachant que la plupart des points de son programme sont parfaitement anxiogènes pour le contribuable parisien concerné, que la municipalité, sous Delanöe, a accumulé des déficits et une dette somptueuse, on peine à trouver la moindre crédibilité dans l’échafaudage économico-pipeautesque de NKM.
Dans quelques mois, les Parisiens vont donc devoir choisir entre une socialiste assumée qui va les massacrer d’impôts locaux, ou une socialiste inassumée qui va les étriller de taxes et de vexations fiscales diverses. Leur choix promet d’être cornélien.