
Charles Sannat
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Charles Sannat est diplômé de l’École Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information (secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Économique d'AuCoffre.com en 2011. Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.
L’ONU clarifie les principes applicables aux questions liées à la dette souveraine
Audience de l'article : 1500 lecturesC’est une bonne nouvelle pour les contribuables et citoyens des très nombreux pays surendettés dans un environnement de faible croissance qui ne permettra pas le remboursement de ces montagnes de crédits. C’est une moins bonne nouvelle pour les épargnants qui devraient y voir une nouvelle alerte sur la pérennité de leurs placements y compris voir surtout obligataires qui ne sont pas garantis.
Ce texte a été adopté par 136 voix pour et 6 voix contre… et vous savez quels sont les coupables qui veulent que tous les citoyens du monde entier soient hypothéqués pour les siècles des siècles?
L’Allemagne, le Canada, les États-Unis, Israël, le Japon et le Royaume-Uni. C’est beau tout de même ces grandes démocraties qui mettent avant toutes choses l’intérêt supérieur des êtres humains.
Charles SANNAT
NEW YORK (Nations Unies), 12 septembre (Xinhua) — L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté jeudi une résolution visant à établir un ensemble de principes clairs pour la gestion et le règlement des crises financières, notamment l’obligation pour les débiteurs et leurs créanciers de coopérer si nécessaire afin de parvenir à un réaménagement consensuel de la dette des Etats souverains.
L’adoption de ce texte, par 136 voix pour, 6 contre (Allemagne, Canada, États-Unis, Israël, Japon et Royaume-Uni) et 41 abstentions, a été saluée par des applaudissements dans l’enceinte de l’Assemblée, au siège de l’ONU à New York.
De nombreux pays d’Amérique latine, y compris les représentants de l’Argentine et du Venezuela, ont exprimé à cette occasion leur satisfaction concernant le texte, qui permettra non seulement de guider les efforts de restructuration de leur dette, mais aussi de poursuivre la discussion en cours sur la réforme du système financier international.
Certains pays des Caraïbes, dont le taux de la dette oscille entre 70% et 100% du PIB, ont également saisi cette occasion pour dénoncer les pratiques des fonds vautours, ces fonds d’investissements spéculatifs qui se spécialisent dans l’achat à bas prix de dettes émises par des pays débiteurs en difficulté ou proches du défaut de paiement.
Certains pays comme ceux de l’Union européenne, les États-Unis et l’Australie, ont toutefois jugé problématiques certaines dispositions du texte portant sur le droit à la restructuration de la dette souveraine.
L’adoption de cette résolution a immédiatement été saluée jeudi par l’expert indépendant de l’ONU sur les effets de la dette extérieure, Juan Pablo Bohoslavsky.
« La nouvelle résolution de l’AG est une étape importante afin de clarifier les règles et principes du droit international actuels applicables aux problèmes liés à la dette souveraine », a-t-il déclaré. « Elle permettra notamment de fournir des conseils juridiques sur la façon de prévenir et de traiter les crédits des fonds vautours ».
Les dettes souveraines devraient être utilisées pour la mise en œuvre de politiques économiques et sociales permettant le développement des pays concernés, a poursuivi M. Bohoslavsky.
« L’ensemble des principes sur la restructuration de la dette adoptés aujourd’hui par l’Assemblée générale de l’ONU reflète dans une large mesure le droit coutumier et les principes généraux du droit international et, en tant que tels, sont juridiquement contraignants », a affirmé l’expert, précisant que cette résolution ne crée pas de nouveaux droits ou obligations, mais identifie de manière claire et systématique les principes applicables dans le domaine de la dette souveraine.
L’expert indépendant présentera son rapport annuel à l’Assemblée générale le 26 octobre prochain concernant le respect des droits de l’Homme et des principes de la légitimité et de la durabilité lors du remboursement de la dette.
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