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Caroline Domanine

Caroline Domanine

Entrepreneur, coach et trader…

…autodidacte et fière de l'être!

Je pense que chacun peut avoir sa chance s'il est prêt à y mettre le prix. Convaincue du pouvoir que nous avons tous sur notre vie, je me lance avec toujours plus d'énergie et de joie vers de nouveaux défis.

Trader par amour pour la liberté, coach par passion du partage, entrepreneur par besoin de créer; je crois que c'est notre comportement qui sera seul maître de nos performances. Parce que nos compétences techniques ne suffiront  pour gagner, développons nos compétences comportementales avec des questions et des outils simples à mettre en place !

Mon Blog : http://psychotrade.fr/


La place du mental dans le trading

Mise en ligne le : lundi, 07 avril 2014 12:32 Audience de l'article : 3027 lectures
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La place du mental dans le trading

La psychologie est aujourd’hui devenue indissociable de l’activité de trading. Loin de l’équilibre économique efficient mis en avant par les théories classiques, plusieurs études ont montré que les décisions des investisseurs sont davantage dictées par leurs émotions que par leur raison. La peur, l’avidité ou l’euphorie peuvent en effet conduire à des comportements illogiques ou incohérents et parfois aboutir à des pertes importantes. Les investisseurs professionnels cherchent en ce sens à identifier leurs faiblesses psychologiques pour se préparer mentalement avant d’entrer sur les marchés financiers.

La finance comportementale

Les théories classiques dont celles des marchés efficients sont basées sur une simple conjecture, celle que chaque investisseur agit de façon rationnelle en traitant les différentes informations disponibles. Ce mode de pensée repose sur un marché aléatoire dans lequel le cours serait toujours juste.

Cependant, lors de la dernière crise financière, les marchés ont alterné des périodes d’euphorie et des mouvements de panique. Des phénomènes de mimétisme ont été constatés et les décisions de chaque individu mises ensemble ont abouti à une amplification des mouvements boursiers.

Bien avant cela, des théoriciens comme Richard Thaler et Daniel Kahneman ont repensé les théories classiques. Ils ont cherché à comprendre les situations lors desquelles les marchés ne sont pas cohérents en essayant d’en expliquer les causes par la psychologie.

En appliquant la psychologie aux marchés financiers, la finance comportementale a su montrer que le comportement des intervenants de marché contraste avec la rationalité. Ils ont ainsi répertorié les facteurs émotionnels qui influencent les décisions prises par les investisseurs et leurs impacts sur le marché.

La théorie des perspectives

A la base de la finance comportementale, la théorie des perspectives a été développée par Daniel Kahneman, qui a reçu le Prix Nobel d’économie en 2002, et Amos Tversky. La théorie des perspectives consiste à montrer que les individus évaluent de façon asymétrique leurs perspectives de gain et de perte. Sur les marchés financiers, l’investisseur cherche un point de référence qui peut être le gain qu’il escompte. S’il se situe au-dessus de ce point de référence, il sera averse aux risques c’est-à-dire qu’il préférera un gain sûr plutôt qu’un gain plus important mais incertain. A l’inverse, il recherchera le risque s’il se trouve en-dessous de ce point.

En prenant ce point de référence, l’investisseur a également une aversion aux pertes. Ainsi, il préférera garder une position perdante qu’il a une chance sur deux de voir progresser plutôt que de la fermer et de tout perdre avec certitude, c’est ce que l’on appelle l’effet de disposition.

Enfin sur le marché, les traders ont tendance à déformer les probabilités. Ils vont ainsi surestimer certains événements qui ont peu de chance de se produire et, à l’inverse, sous-estimer d’autres événements qui sont presque sûrs de se produire.

Identifier les biais psychologiques

La découverte de ces anomalies boursières a permis d’explorer les différents biais cognitifs et émotionnels du comportement humain. Par exemple, les travers de comportement cognitifs peuvent impliquer l’excès de confiance qui renvoie à notre tendance à surestimer nos capacités intellectuelles.

La mémoire est un autre biais psychologique. La mémoire sélective a tendance à isoler les événements pénibles ou douloureux, en particulier, ceux qui sont la conséquence de nos propres actions. L’investisseur doit également avoir conscience de l’heuristique qui est la capacité à réduire la complexité d’une information et à accélérer la prise de décision.

Le trader doit également être conscient d’autres aspects psychologiques comme l’ancrage mental qui consiste à se fier à la première impression ou le cadrage qui repose sur le fait de ne voir qu’un aspect du problème. L’autodénigrement survient lorsque l’on tente de justifier un résultat futur que l’on sait décevant par des explications vraies ou non. Enfin, l’avidité, qui se concrétise par la recherche d’argent, est le seul facteur qui pousse les traders à se surpasser et à supporter des pertes importantes.

Ainsi, l’analyse psychologique permet au trader d’appréhender l’émotion qu’il éprouve à un moment donné. Il s’agit ensuite pour les investisseurs de fixer des règles de trading simples et efficaces afin de prendre les bonnes décisions après le jugement d’une nouvelle qu’elle soit positive ou négative. Pour en apprendre davantage sur le sujet, la Nuit du Trading présentée par IG accueillera le 26 mars prochain l’expert Gilles Séro qui interviendra sur l’optimisation de la performance mentale.

Stephanie Haerts
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