Vit de ses activités boursières ; ses loisirs : les jeux vidéos (les jeux de stratégies et de simulation en particulier) ; son projet : mon rêve est de travailler en tant que gérant dans une salle de marché de préférence dans un fond spéculatif ; Sylvain Duport et les Trophées : après avoir obtenu un master en finance et marchés des capitaux, à l'Ecole Supérieure de Gestion (ESG), il y a un peu moins de deux ans, je n'ai pas trouvé de travail tout de suite ; pour ne pas rester inactif, je me suis mis à jouer à temps plein en Bourse et au vu de mes bons résultats, j'ai décidé d'en faire mon activité principale ; en 2003, j'ai réussi à faire progresser mon portefeuille de 1900% en six mois c'est-à-dire sur la même durée que les Trophées ; cette année, j'ai décidé de tenter ma chance ; je joue essentiellement en day trading pour la compétition, en faisant en permanence des petits coups de 3 à 5% seulement, mais avec un effet de levier élevé de quatre ou cinq, ce qui démultiplie mes gains ; mais je peux aussi être overnight en swing trading ; interview réalisée le 9 janvier 2004.
Source : capital.fr

Sylvain Duport alias dioup est devenu la référence définitive des Trophées Capital de la Bourse et sa performance est entrée dans les annales : avec le score de 3035% au 30 juin 2004, il va être difficile à un concurrent de faire mieux que lui dans le cadre d’un règlement identique, interdisant la vente à découvert et l’utilisation de produits dérivés et autres warrants ? Au-delà de la performance brute, ce qui intrigue le plus c’est la régularité de la courbe de gains jusqu’en mars 2004 : l’analyse du graphique révèle une croissance monotone de la plus-value en pourcentage, du début de l’épreuve à la fin du mois d’avril presque sans accident, constamment ascendante, avec seulement deux phases en plateau correspondant à des séjours de vacances en l’absence de tout trade.
A partir du printemps le marché devenant plus difficile, à la suite de plusieurs trades perdants qui le font reculer de mille points (un retracement lourd), il décide de conserver ses gains exceptionnels et d’arrêter de trader sur le compte Cortal Consors, pour se concentrer sur son compte personnel ; Sylvain reconnaît que la performance réalisée avec un capital de base de 1000 euros imposé par les Trophées, serait impossible à réaliser avec un capital plus important : un petit portefeuille est plus flexible et plus souple à gérer ; il est également moins risqué compte tenu du caractère a priori limité des pertes, en l’absence de vente à découvert, ce qui modifie considérablement la psychologie du trader ; de même qu’il est psychologiquement plus difficile de trader avec son capital plutôt qu’avec une somme virtuelle, il est plus stressant de trader avec une grosse somme qu’avec un petit capital.