Après les résultats, la livre sterling battait tous les records, touchant un plus bas depuis 1985. A contrario, les obligations d’Etat ainsi que l’or ont connu une ascension folle, qui se poursuit encore.
Le monde post-Brexit reste bourré d’incertitudes aussi bien en Europe qu’au Royaume-Uni. Où est-il judicieux d’investir ? C’est la question principale que se pose une majorité d’acteurs sur le marché.
Pour le moment, ce Brexit continue d’affoler les indices et valorisations boursières. Voici 5 graphiques pour s’en convaincre.
1. Le selloff massif sur la livre sterling continue

La paire GBP/USD a glissé en dessous de 1.32 $ pour la première fois depuis 1985. La livre sterling a joué un rôle de baromètre. Dès l’instant où tout le monde était pratiquement certain que le Royaume-Uni allait quitter l’UE, elle a perdu 11% de sa valeur par rapport au dollar US.
2. L'or ne cesse d'augmenter
Considéré comme une valeur refuge, l'or a profité de la panique des marchés et continué à augmenter !
Le contrat à terme GCQ6, a augmenté de près de 0.9% à 1 333.70 $ l’once.

Le cours de l’or, a traversé un rallye haussier de 4.7% vendredi dernier. C’est plus grand pourcentage de gain enregistré en une journée depuis septembre 2013.
L’incertitude liée au Brexit et à son évolution devrait soutenir la progression de l’or à la hausse au cours des prochains mois, selon les analystes de la Commerzbank.
Cette instabilité se traduit déjà dans les sphères politiques. Le premier ministre de l’Ecosse a annoncé un plan afin de préparer un nouveau référendum sur une sortie de l’UE.
3. Les rendements Gilt tombent au plus bas !

Le rendement des obligations à 10 ans du gouvernement du Royaume-Uni, TMBMKGB-10Y, a chuté en dessous de 1%.
4. Le Stoxx 600 poursuit sa glissade
Les actions européennes sont également en net repli. L’indice STOXX Europe 600 SXXP a baissé de 3.3% et est sur la bonne voie d’atteindre son plus bas depuis mi février.

5. L’indice de volatilité repart à la hausse

Le VIX franchit à nouveau la barre des 20, rejoignant ainsi les niveaux de mars dernier. La tension est palpable sur les marchés.
Il faut néanmoins noter, que malgré ce Brexit, beaucoup de valorisations boursières restent surévaluées. Les baisses orchestrées ne sont pas encore significatives. Affaire à suivre…
William Finck