
Henri Dumas
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Libéral convaincu, je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com
UN MONDE LIBRE
Audience de l'article : 1724 lecturesL’URSS dominait intellectuellement la planète en championne de l’idée de l’éradication du capital privé, du partage équitable du travail et des richesses.
L’Occident se faisait alors appeler le monde libre. Il l’était.
Il entreprenait dans le même temps qu’il résistait N’oublions pas qu’à cette époque, y compris en Occident, la domination intellectuelle du collectivisme était déjà majoritaire.
Puis, l’URSS a été emportée brusquement par les tares universelles du système imbécile et irréaliste qu’elle prônait.
Vingt sept ans se sont écoulés depuis l’effondrement du mur de Berlin, puis de l’URSS et de son organisation stupide.
Aujourd’hui, le constat est terrifiant : le monde libre est plus collectiviste que ne l’était l’URSS !!!
Jamais le capital privé n’a été autant haï et pourchassé.
Jamais le partage n’a été aussi contraignant, aussi imposé, évidemment sans aucun résultat tangible, juste au profit d’une bureaucratie prétentieuse qui se targue, comme c’était le cas en URSS, d’être la garante du dit partage.
L’idée libérale, dédaigneusement qualifiée de “néolibérale”, est un gros mot.
Bercy et ses collègues du monde occidental ont définitivement annihilé toute vie privée, tout droit de posséder librement, donc conséquemment toute liberté individuelle. Ils ont installé le collectivisme dont rêvaient les dirigeants de l’URSS, et bien au delà.
Pour les observateurs de ma génération c’est une immense stupéfaction.
Alors que l’homme a mis des millénaires à obtenir le droit à la différenciation, à exister en tant que lui même par le libre accès à la propriété de sa pensée, de son corps et de ses biens, tout cela est emporté aujourd’hui.
La folie du collectivisme totalement et définitivement implantée, nous marchons maintenant gaillardement vers le pire : vers la dictature de la nature. Là c’est le pompon.
La terre est naturellement le tombeau des êtres vivants, elle n’est nourricière pour tous qu’à la condition d’un travail éreintant de chacun.
L’homme, particulièrement fragile, ne doit son épanouissement qu’à une lutte de tous les instants contre la nature.
Au moment où il pourrait profiter légitimement des résultats de ses efforts une pensée cherche à s’imposer : il doit retourner à l’état de nature.
Il doit s’effacer et rendre la planète à ceux qui l’auraient dévoré sans scrupule s’il n’avait pas lutté avec courage et efficacité pour qu’il n’en soit pas ainsi.
On voit bien que dans les deux cas, collectivisme et écologie, la démagogie est à la manœuvre et que ce sont les mêmes qui s’y collent : les frustrés, les ratés, les “losers”.
Loin de moi l’idée de les stigmatiser, d’autant qu’il est des points où j’ai conscience d’en faire partie, mais de grâce qu’ils nous lâchent la grappe.
Il serait bon qu’ils acceptent que leur propre liberté passe par une plus grande liberté pour certains que pour eux-mêmes. Qu’ils comprennent qu’en limitant celle de ceux qu’ils prétendent être des “privilégiés” ils limitent du même coup la leur, qui est d’autant plus fragile qu’elle est modeste.
Comme il est assez peu probable qu’ils nous lâchent spontanément, je vous incite à réfléchir à la période précédente, que j’évoque au début de ce billet, à l’époque de l’URSS.
A cette époque le monde libre résistait, et c’est parce qu’il résistait qu’il était libre. Dès que la résistance a cessé, a paru inutile, il a été englouti par cela même qu’il croyait avoir définitivement vaincu.
L’occident a perdu la liberté individuelle et se croit vainqueur, telle est l’évidence du sourire niais qui accompagne systématiquement le visage public du Président Obama, roi de l’Occident défait.
L’Occident a perdu parce qu’il a cru avoir gagné et a cessé de résister.
Moralité, la liberté se conquiert d’abord, puis ne se conserve que par la résistance. Résister est une nécessité absolue et un devoir, sans lesquels la liberté se perd, pour tous, y compris pour ceux qui ont fui en pensant rester libres.
Bien cordialement. H. Dumas