
Henri Dumas
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Libéral convaincu, je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com
La vie ne vaut que par l'espoir
Audience de l'article : 1610 lecturesPlus tard, adulte, ce seront toujours ses convictions, les espoirs qu’il mettra en elles, qui lui donneront la force.
Mais, autant l’espoir initial de grandir s’impose pour le petit homme, est statistiquement gagnant, autant arrivé à l’âge adulte ses espoirs possibles sont multiformes et facilement trompeurs.
A tel point qu’une grande partie de l’humanité éprouve le besoin de confier à d’autres le soin d’orienter ses espoirs.
Pour se cacher à eux-mêmes l’extrême lâcheté personnelle que représente le fait de ne pas choisir et assumer leurs propres espoirs, ceux qui en confient la responsabilité à d’autres croient pouvoir compenser ce choix en se vautrant dans le présent éphémère ou le passé anesthésiant.
Pour ces raisons essentielles ceux qui prennent ou acceptent le pouvoir de donner vie aux espoirs des autres portent une énorme responsabilité face à l’humanité.
Tout particulièrement dans le cas où ils favorisent de faux espoirs qui n’ont aucune chance d’aboutir, ou au contraire ils cassent de vrais espoirs qui seraient devenus réalité.
Sans compter cette folie, cette escroquerie suicidaire pratiquée par la plupart des religions qui consiste à déplacer l’espoir dans l’au-delà, les conséquences des faux espoirs séduisants qui servent de leurres aux hommes de pouvoir indélicats font régulièrement des millions de victimes, de morts.
Pour faire simple, disons que celui qui cherche à obtenir le pouvoir en promettant la réalisation de faux espoirs est une ordure, mais aussi que celui qui confie son libre choix d’espoir à un tel homme est un con. Suivez mon regard.
L’immense difficulté tient au fait que l’abandon de la gestion de ses propres espoirs pour l’homme est quasiment irréversible.
Gérer ses espoirs suppose de faire le tri par l’expérience entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent, cela ne peut qu’être empirique et si souvent désespérant.
Est-ce à dire que nous devrions être toujours et définitivement seuls face aux choix qu’imposent les espoirs que nous caressons ? Bien sûr que non.
Il est possible, et même souhaitable, de demander conseil, de tester le réalisme de nos espoirs.
Mais, il n’est pas possible de les confier aveuglément à un autre. Nous ne pouvons qu’assumer personnellement les conséquences des résultats de la mise en œuvre de nos espoirs, c’est le prix à payer pour apprendre à les gérer.
Nous sommes arrivés aujourd’hui dans la pire configuration des possibilités pour chacun de nous de gérer ses espoirs. Personnellement je considère que ce n’est pratiquement plus possible.
Dans le même temps, les usurpateurs qui ont fait mine de les prendre en charge sont à la ramasse, ils en ont abandonné la gestion à une organisation bureaucratique impersonnelle et irresponsable complètement incapable de remplir cette mission à la fois si vitale et si personnelle.
L’espoir, cette force essentielle à la vie, est en jachère en France, en lieu et place s’installe le désespoir.
Il n’y a pas lieu de s’en étonner, l’espoir est une donnée intime, personnelle, que nul collectivisme, quelque soit son degré de sophistication, n’est en mesure de cultiver.
Sans un virage immédiat vers le libéralisme, dont la vertu essentielle, quasiment unique, est justement de mettre chacun dans les conditions de faire vivre et d’assumer les conséquences de ses espoirs, la France va intégralement sombrer dans le désespoir.
Au bout du désespoir, pour un homme ou pour un groupe d’homme, une société, un pays, il y a un danger suicidaire.
A ce titre, je considère personnellement déjà les écologistes et leur pendant de droite les frontistes comme une tentative de suicide collectif.
Bien cordialement. H. Dumas