
Henri Dumas
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Libéral convaincu, je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com
Convocation policière
Audience de l'article : 2146 lecturesIl y a quelques jours un commandant du commissariat — je ne me rends pas compte de la place hiérarchique d’un commandant dans un commissariat – m’a téléphoné pour me dire que, à la suite de la plainte que j’ai déposée contre le Syndicat des Impôts solidaires finances publiques, le procureur de la république lui a demandé de m’entendre.
Objectivement cet homme a été aimable.
Subjectivement, j’y ai cru… sur le moment.
Et oui, figurez-vous que j’ai cru que la justice allait se pencher sur la zone de non droit que nous dénonçons, que le syndicat solidaires finances publiques allait être remis à sa place, que l’on suppose être la défense des droits des salariés des finances publiques et non la célébration de la traque des contribuables et de la délation, accompagnée de fausses statistiques pour donner des leçons gratuites de haine.
Et puis j’ai réfléchi, et puis j’ai relu Boris Cyrulnik :
« Jean Bernard était jeune médecin à la Libération quand il fut désigné pour « éplucher » les papiers du Conseil de l’Ordre des médecins créé par le gouvernement de Vichy. Il trouva plusieurs milliers de lettres de dénonciation de confrères qui, en faisant déporter leur patron, libéraient des postes pour faciliter leur carrière.
Le Commissariat général aux questions juives a reçu plus de 10.000 lettres de dénonciation. Qui a envoyé l’ordre de dénoncer ? Personne ! « Aucun appareil administratif n’est constitué appelant à la délation […..] en Allemagne, c’est l’ensemble du système totalitaire qui favorise les dénonciations. »
Des millions de dictateurs invisibles s’autorisent à passer à l’acte sous l’influence des récits d’alentour, des films, des livres, des journaux, des émissions de radio, des bavardages au café du coin qui laissent libre cours aux dénonciateurs : « J’ai passé mon permis de conduire : c’est encore un juif qui a décidé de mon sort [….]; Le juif Blumenthal laisse ses enfants jouer dans le square où ils sont interdits… »
Les petits délateurs défendaient la morale. »
Et alors je me suis dit :
« Qu’attendre d’un pays où la dictature fiscale a le pouvoir, où la délation a pignon sur rue ? »
Je pense maintenant que les questions du commandant vont avoir pour but de trouver un angle d’attaque pour que le procureur puisse faire fermer notre blog….
Je vous raconterai.
Bien à vous. H. Dumas