L’excellente étude Clameur des marchés locatifs vient de sortir. Plusieurs points méritent d’être relevés.

Corollaire du point précédent, toujours selon les données de l’observatoire Clameur des marchés locatifs privés, le niveau de la vacance locative (soit le temps pendant lequel un logement reste vide entre deux locations) est aujourd’hui de 8,1 semaines en moyenne. Sur un an, cela équivaut, pour les propriétaires, à une perte de 4 % sur le montant des loyers perçus. Sur la période 2008-2014, la vacance locative a progressé de 23,1 %, soit une hausse de 4,3 % en moyenne chaque année.
Cette atonie du marché peut elle être imputée au niveau des loyers? Clairement non, puisque ceux ci ne cessent de baisser. Ils baissent dans certaines régions ou villes de manière importante ou de manière relative dans le sens où leur évolution est inférieure à celle du coût de la vie. Certains affirmeront que cette modération ou baisse des loyers n’est pas suffisante puisqu’ils réclament la mise en place du régime de « blocage » des loyers… Parmi les plus acharnés, le maire de Lille. Il est vrai que Lille est la ville de France où les loyers continuent d’augmenter. L’exception. Cela est du à des circonstances très particulières, à un contexte spécifique. Le TGV a mis Lille à une heure de Paris, la métropole rayonne au delà de la France, la ghettoïsation de certaines des communes périphériques poussent les Français moyens vers le centre. Il n’empêche que l’activité urbanistique et immobilière est, depuis dix ans, source de revenus réguliers et important pour la ville, qui s’est bien gardée de réinvestir pour accroître l’offre et maintenir les prix… C’est toujours plus facile de profiter du « pouvoir » dont on dispose pour spolier autrui que pour s’imposer la rigueur de la gestion.
