
L’étude, de la société de recherche sur l’énergie Wood Mackenzie estime que seulement 4% du pétrole mondiale n'est pas rentable sous 35$ le baril.
Seuls les opérateurs spécialisés dans les bitumeux comme le schiste sont menacés.
Pour une majorité de producteurs dont la trésorerie est négative, le processus d’extraction et de production va devenir très coûteux avec des retombées financières relativement faibles. Outre, la réduction de leurs activités, certains acteurs qui peuvent se le permettre, envisagent de stocker une partie de leur production afin de la revendre quand les prix remonteront.

Un rapport de la Citi montre que le coût de production par baril varie énormément en fonction du pays. Le Moyen Orient est le grand gagnant avec des tarifs dérisoires. Les zones du monde qui produisent le plus sont soumises aux prix les plus chers.
Résultat, la majeure partie de la production est financée par la dette, notamment le schiste américain. Les compagnies essayent de garder un maximum de cash-flow.
Ces phénomènes arrivent à un moment où l’OPEP est devenue le plus gros contributeur des surcapacités du marché pétrolier. Pour un bon nombre de spécialistes, le cartel des 13 pays de l’or noir semble encore très loin d’annoncer une réduction de la production de manière coordonnée. S'il confirmait une réduction concertéee de la production, l'initiative pourrait apporter un véritable soulagement au marché et faire remonter les prix du baril.
William Finck