Même le décès par cancer du directeur de la centrale au moment de l'accident, Masao Yoshida, n'est officiellement pas liée aux radiations reçues à ce moment. M. Yoshida, décédé en juillet 2013, était présent à Fukushima Daiichi au moment du drame et était resté sur le site pendant les 6 mois suivants.
Le service de presse du ministère de la Santé souligne: «Ce cas remplit les conditions» pour la reconnaissance. L'ex-ouvrier était trentenaire, lorsqu'il a travaillé d'octobre 2012 à décembre 2013 à la centrale Fukushima Daiichi. Auparavant, il avait aussi passé plusieurs autres mois sur un site nucléaire différent.
Trois autres cas à examiner
Outre cette première reconnaissance, trois cas sont en cours d'examen et plusieurs autres dossiers soumis par d'ex-travailleurs ont été écartés. Plus de 3'000 personnes travaillent quotidiennement sur le site depuis son explosion en mars 2011 afin de reprendre le contrôle des installations, mettre en place des moyens d'urgence afin d'arroser et refroidir les réacteurs, retirer des détritus contaminés, tenter de gérer les centaines de milliers de tonnes d'eau radioactive et préparer le démantèlement.La limite annuelle d'exposition des travailleurs avait ponctuellement été élevée durant le pic de la crise. Elle a ensuite été ramenée à un niveau plus habituel pour les ouvriers du secteur.
Officiellement, personne n'est décédé en raison de son exposition aux radiations après la catastrophe de la centrale Fukushima Daiichi, le pire accident atomique dans le monde depuis celui de Tchernobyl en 1986 en Ukraine. L'Organisation Mondiale de la Santé dépend de l'Agence Internationale de l'Energie Nucléaire. Ceci peut expliquer cela.